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Pseudo: THE FREE DEAD POET OF ROCKCatégorie: Littérature, poésieDescription:
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EDITO

Toute poésie est écrite pour être lu, mais toute poésie est composée pour être chantée. C'est peut-être parce qu'elle n'est pas chantée qu'elle perd toute sa richesse émotionelle. Enfin, l'art sert à se guérir, à soigner les trous de l'âme, en plus d'être un moyen libre de s'exprimer, et en plus d'être un moyen de cannaliser les perceptions que l'on a du monde auquel nous appartenons.

La poésie est la communication de l'intimité de chacun. Elle ne pourra jamais prétendre être autre chose que l'intimité émotionnelle d'une personne. C'est pourquoi elle n'a aucune valeur, si ce n'est l'enseignement qu'elle peut apporter à la personne qui la reçoit.

Tu as des amis?

Commentaires

Samedi 14 Avril 2007

Que cette période de ma vie fut dure et à la fois riche d'enseignement!

J'ai marché longtemps dans mon esprit à cogiter tout seul, mais là, je marchais vraiment seul dans cette vie

Je l'ai porté mon fardeau, cette guitare que j'aimais bien

Je ne sais plus exactement ce que je pensais à ce moment-là... m'en sortir peut-être

 

 

On a beau souffrir tous autant qu'on est, on en reste pas moins des personnes qui cherchons, et trouvons des amitiés de passage pour nous relancer

Ou nous enfoncer.

 

 

J'ai tourné la page à ce destin misérable.

A mes idées de liberté

A mes envies de partage

Et je me suis battu

Pour avoir un maigre point de départ.

 

 

Bref.

 

 

Cette période de ma vie

M'a appris à me voir tel que j'étais:

Sans amour propre,

Sans valeur

Sans confiance

Sans toit

Sans fric

Sans rien

 

 

Aprés avoir tout détruit dans ma tête

Je marchais dans le vide, seul, au grés du vent

Et d'une chance inouïe

 

 

Sur le moment je n'ai pas bien comprit

Mais quand on m'a tendu la main

Sans rien demander en retour

J'ai accepté, parce que le vent se faisait bise agréable

 

 

Je me souviens cette tente

Ce sac à dos

Ces repas froid acheté le jour même

 

 

Les enfants rencontrés

Les clochards fréquentés

Et ce guitariste de Manchester

Que j'ai quitté sur un franc au revoir

En pensant fermemet m'engager

Dans une voie, désenchanté.

 

 

J'ai goûté à tous ces déserts de solitude

L'expérience fut brève

Faite au bon moment

Mais riche et intense en émotion

 

 

Je jouais seul dans cette chambre universitaire qu'on m'avait prêté

La musique apaisait mon âme

C'était devenu ma seule vérité

Ma seule identité

 

 

Des voisins étrangers sont venus m'écouter

M'ecourager, et me remettre du baume au coeur

Ils ont partagé leur repas avec moi

Je les ai remercié mille fois

Pour m'avoir sauvé un peu plus

Dans l'échange et le dialogue

 

 

Le trouble me noyait et mes émotions étaient elles aussi détruites

 

 

J'ai rencontré cette femme aussi

D'un autre monde

Méchante à souhait

Avec ses dix amants

Qui déprimaient

Et ce noël

Fut mon dernier de fête

 

 

Je l'ai entendu chanter

Je l'ai vu écrire

Je l'ai écouté

Je lui disait mes peines

Elle ne m'écoutait pas

J'étais aveuglé

Par sa beauté

De Mante Religieuse

 

 

J'étais ce fragile papillon

Qui ne vivait qu'un jour

Sans lendemain

Le Danaïdes qui portait encore sur lui

La volonté de s'affranchir des règles

Des limites

De l'ordre

De sa famille

De sa condition qui l'empoisonnait à mourir

J'étais cet insecte beau

Au fond de teint de vermine

Qui avait bien faillit perdre ses amis

 

 

Les amis justement...

 

 

Une main tendue

Une chance inespérée

Aprés un été à courir les champs

Gagner un peu de blé

En attendant le véritable printemps

Qui m'inonderait de bonheur

 

 

Cette route je l'ai faite seul

Les mains tendues, et refuges prêtés

Ne m'ont servis qu'à me reposer

Manger bien

Discuter

Compendre ce qui arrivait

Lorsque tout s'écroulait sous mes pieds

 

 

J'étais un roi qui cherchait son trône

Dans un désert de liberté

Où seule la solitude devait être apprivoisée

Pour ne pas perdre son identité

Sa seule raison d'être

De vivre, de respirer

Celle d'aimer

 

 

Sans condition j'ai aimé.

 

 

Parce que sans raison je me suis abandonné au vent

Pour lutter contre ma condition

D'esclave rejeté

Rejeton mal aimé

Et c'est peu dire que d'écrire

Ces fragments oubliés

Au fin fond de ma pensée

 

 

Aujourd'hui ils ressurgissent

Car une page s'est tournée

J'ai enfin appris que rien ne sert d'aimer

Il faut s'aimer soi-même

Que rien ne sert de prier

Il faut se prier d'être là

Que rien ne sert de gagner

Il faut gagner sa joie d'être là

Que rien ne sert d'écouter

Il faut écouter son coeur

Que rien ne sert de parler

Il faut se dire ses vérités

Que rien ne sert de s'agiter

Il faut s'accepter tel qu'on est

Avec son histoire

Avec son passé

Que rien ne sert de donner

Il faut se donner soi-même

Que rien ne sert de recevoir

Si l'on est pas sûr d'être là demain

Et ce pour l'éternité.

 

 

J'ai appris que les mots ne servaient à rien

Si ce n'est à partager ses chagrins

Ceux qui peuvent s'effacer vite

Ceux dont on est sûr d'avoir tourné la page

 

 

Je ne leur en veux pas

Je ne m'en veux pas

Nous avons juste décidé de divorcer

Par pure rejet de soi.

 

 

J'ai toujours essayé de les changer

Mais c'est en voulant les changer eux

Que j'ai changé moi-même

 

 

Le papillon est mort dans cette chimère

Il a perdu ses rêves éphémères

Il a jeté ses couleurs à ceux qui voulaient s'en parer

 

 

La destruction peut mener à la mort

Si nos pas ne sont pas mûs par notre coeur

Au fond j'ai aimé ce dieu comme le disent ces incroyants

Ce maigre tissu d'amour maigre que l'on finis par découvrir

Quand plus rien ne nous apartiens

Lorsque nous avons vidé notre vie de sa force

 

 

L'amour.

 

 

J'ai pleuré des journées sans lendemain

La rage aux dents

Le mal au ventre

L'esprit baigné des rêves que l'on m'avait permis de croire

J'ai communié avec cette nature

Qui s'effaçait sous mes yeux

Cette esclave de l'Homme

 

 

L'amour.

 

 

Alors oui c'est beau l'amour.

Mais qu'est donc cette force?

Cette force n'est que pur néant

Nous ne la voyons pas

Nous ne savons pas la décrire

Nous ne sommes pas assez fort pour ça

C'est une force-faiblesse, un équilibre

C'est ce qu'il reste quand on a tout détruis:

Ce maigre tissu d'espoir

Espérer c'est le début de l'amour

La foi est métaphore de l'espoir

 

 

Oui j'ai marché

Maintenant je veux me reposer

Oui j'ai détruis

Maintenant je veux construire

 

 

Oui je n'ai rien à apporter

Parce que j'apprends comme tous nous le faisons

Je n'ai rien à donner

Je n'ai que la certitude d'aimer

 

 

L'amour est le seul honnête marché de la vie

Seulement si cet amour n'attend rien

Comme un passant dans la rue

 

 

Les mots sont aussi parfois comme des sots

Qui à force de nous faire réfléchir

Nous rendent idiots par le désir

De toucher les coeurs par ces rimes

Sottes elles aussi

Rythmant le temps imparfaitement finit

De la vie

 

 

Maintenant que j'ai marché

Je suis assis

Et j'écris le temps qui s'enfuis

Avec ces quelques souvenirs

Histoire de reprendre mon souffle

Pour à nouveau partir

Vers un bel avenir

 

publié par THE FREE DEAD POET OF ROCK dans: POEMS
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