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Pseudo: THE FREE DEAD POET OF ROCKCatégorie: Littérature, poésieDescription:
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Toute poésie est écrite pour être lu, mais toute poésie est composée pour être chantée. C'est peut-être parce qu'elle n'est pas chantée qu'elle perd toute sa richesse émotionelle. Enfin, l'art sert à se guérir, à soigner les trous de l'âme, en plus d'être un moyen libre de s'exprimer, et en plus d'être un moyen de cannaliser les perceptions que l'on a du monde auquel nous appartenons.

La poésie est la communication de l'intimité de chacun. Elle ne pourra jamais prétendre être autre chose que l'intimité émotionnelle d'une personne. C'est pourquoi elle n'a aucune valeur, si ce n'est l'enseignement qu'elle peut apporter à la personne qui la reçoit.

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Mercredi 11 Avril 2007

Seul, seul sur la route

Il pleut

Je sens la pluie sur ma peau

Inonder mon âme de ses maux

Toutes ces larmes d'idéaux

Je sens l'odeur du souffre

Un orage froid et glacial semble gronder

Au loin, une lune écarlate se dresse au-dessus de moi

Un tonnerre tonitruant explose dans mes tympans

La foudre est semblable à ces putains de sentiments

Que les gens sont fous de leur ignorance

Je sens que je vais attraper la mort

Dans cet univers où personne ne s'aventure

Le langage est une science trop dure

Un peu comme les graviers crissent

Sous chacun de mes pas fébriles

Arriverais-je à dompter ma maladie?

La lune me fixe, incandescante, elle a comprit

Que je suis perdu sur ma route

 

 

 

 

Les éclairs déchirent le ciel

Noir, opaque, comme le fond de mes pensées

L'atmosphère est lourde

Chargée d'électricité

Un peu comme un soldat de plomb

Jeté de l'avion sans parachute

 

 

 

 

Je sens une douleur dans mes mains

Le sang coule tous les matins

Le travail est dur, j'attends le trépas

J'écris des trucs qui font sourire les ignorants

Moi aussi je porte ma science dans mes brûlures

Je n'arrive jamais à croire aux aventures

Mais celle-là dure,

Telle une nuit infinie, subtile

Aux sombres couleurs blessantes

Les amours s'envolent comme le tonnerre tone

Et je m'étonne toujours autant de tant de frivolité de leur part

On dirait qu'elles sont capables d'aimer n'importe qui

Pourvu qu'on les aime elle, pourvu qu'on leur fait croire

Qu'on les aime, alors qu'on préfère se sentir aimer

 

 

 

 

L'humain est un être d'égoisme.

Elles sont toutes égoïstes.

Moi je suis le marcheur solitaire

Qui a pour compagne son ombre éphémère

Reflet pâle sans l'once d'une gêne

Dans les flaques pourpres de la géhenne

 

 

 

 

Oui je suis un démon comme un autre

Cassé, bousillé, crevé, écoeuré

Par les archanges qu'il fréquente

Dégoutté de ces amours égoïstes

Même une putain altruiste

Sent meilleure que ces vastes mensonges

La vie, je la sens dans mes veines

Comme un feu éternel

Comme du vinaigre blanc

Un éther incandescent

Une rage qui ne veut pas s'éteindre

Et elles, se pavanent dans l'amour qu'on leur porte

 

 

 

 

Sous ma veste frêle je m'en moque

Je leur en donne des claques pour les réveiller,

Je leur prend leur putain de coeur

Et je le fais saigner

Jusque dans les plus sombres recoins de leurs peurs

 

 

 

 

Les angoisses sont aussi profondes

Que la noirceur de cette nuit orageuse

Et je sais que tu trouves con

Qu'on puisse écrire ces mots

Mais lorsque l'on n'a pas l'amour

Ni l'horizon

Pour éviter les orages d'été

On écris cette merde débile

Pour qu'elle sorte comme notre bile

Aussi noire que le cadavre d'un mécréant

Pour qu'elle sorte

Comme toutes ces choses dégueulasses

Me violent

Tous les jours:

 

 

 

 

Ta gueule

Ta farce

Ton théatre de guerres

Ton argent délétère...

Ouais, beaucoup de trucs comme ça

Et qui font que je t'emmerde

Parce que même si tu ne te souviendras pas de moi

Je n'arrive toujours pas à avaler

Ce poison que tu me forces de goûter

Dans ta société névrosée

Par ses vices milités

 

 

 

 

Je trouve enfin ma maison

Dans cette nuit d'enfer

Et sachant que les saisons

Sont comme l'huis avant l'hiver

Je sombre dans mon sommeil

Dans mon lit

Pour t'oublier.

 

 

 

 

 

Au plus profond de la nuit

 

 

Un cris

De haine.

publié par THE FREE DEAD POET OF ROCK dans: POEMS
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