Ce que j'aime bien faire souvent, c'est écrire ce qui me passe par la tête dans l'instant, sans chercher à comprendre forcément pourquoi tant de rîmes inondent mes sentiments.
Alors qui suis-je?
Qu'elle drôle de question tout de même, alors que je suis, c'est une évidence.
Ce que j'aime bien faire c'est boire un café pour arrêter le temps, l'accompagner d'une de ces sâles clopes dégueulasses et de réfléchir à ma place présente.
Alors que fais-je?
Quelle drôle de question quand même, alors que je créé, c'est une évidence!
j'ai toujours aidé les autres, essayé de les comprendre, se mettre à leur place, se faire happer dans leur vie misérable.
Moi aussi j'ai nourris les autres de ma vie misérable en leur disant de ne jamais faire les expériences mauvaises que j'ai faites
Alors quoi penser?
L'erreur fait partie de l'apprentissage, j'ai véhiculé assez de messages.
Le temps est à la révolution, et qu'ils se réveillent les sages pour porter le monde de leurs âges.
Je n'ai jamais prié le temps de m'apporter la douceur, la tendresse, ni l'amour qui me faisait défaut
Je n'ai jamais cru que l'on pouvait éprouver ce sentiment de bonheur qui nous remplis dans nos moindres heures
Je n'ai jamais crié mes malheurs autour de moi, parce que nous sommes des milliards à apprendre autour d'un café.
Je n'ai jamais prouvé mes valeurs, parce qu'elles n'avaient pas de sens commun, et ne se retrouvent que dans leur partage
Je n'ai jamais usé de mes ruses pour détourner l'attention de quelqu'un dans le but d'en tirer un profit particulier
Je n'ai jamais trouvé d'oiseau blessé que je n'ai pas soigné
Je n'ai jamais fais rien d'autre que de suivre mon étoile dans le ciel qui ma fait traverser montagnes et marais
Je n'ai jamais eu peur de personne d'autre que moi-même dans ma marche solitaire: se tromper de pas, se tromper de rythme, et perdre l'étoile...
Je suis un peu le sage, et puis le rebelle qui marche, traverse, et rencontre des anges et des démons qui le renseignent sur son chemin.
Beaucoup donner, c'est beaucoup perdre de soi-même,
On ne peut donner que si l'on a déjà:
Les richesses qui nous meuvent, et nous inspirent.
Mais il en est une qui n'a d'autre pareille que dans la plénitude
Mon esprit est plein
Je peux donner
Je peux recevoir
Et voir mon étoile illuminer le jour
A présent je peux choisir de me reposer la nuit
Cette sorte de complaisance dans l'instant est sympathique
Mais se complaire d'un instantané ne permet pas de voir la suite, et de vivre le film de façon durable
L'aspect photographique est comme une illusion
Sur la péllicule cinématographique, il y a toujours le raccord, la brûlure de cigarette, ça fait mal sur le coup, mais on peut voir la suite, et puis c'est épisodique.
L'impressionisme de ces mots ne permet pas de leur donner un sens particulier
Un peu de bleu, un peu de vert
Des couleurs calmes... L'azur, la mer...
Un peu de rouge, un peu de jaune
Font le contraste... la montagne, les astres...
Des mouvements, sortes de flashs
Caléidoscopiques se crashent
Un sourire, et c'est le drame
Un regard remplis de charme
Quelles sont tes armes?
La rame et la barque?
un radeau sous l'orage?
Quel paysage donner au fleurs que tu sèmes
Sur ton passage d'esthète?
Des lumières chastes chatoient ces murs vierges las
Les univers fusionnent, le temps et l'espace s'agrandis
S'embellit d'un horizon limpide, sous les mots intimes de leurs pas impies.
Ce que j'aime bien faire souvent, c'est écrire n'importe quoi, pour éviter de me prendre au sérieux
Evacuer le trop plein résiduel qui veut me porter de ses ailes
Pour retomber sur terre, oh oui, chère terre mère.
Ce que j'aime bien faire souvent, c'est déchirer ce tendre tissu au fond de moi,
Le tester pour voir s'il peut encore se reformer
Il m'étonne, car à chaque fois, le tissu est plus jolie, plus beau, éclatant, exaltant de joie
On sentirait presque la fragilité séduisante de la soie dans cette matière renaissante.
Ce que j'aime bien faire souvent, c'est rêver les choses par peur de les affronter
Une fuite en avant qui me sied comme un gant
Beaucoup de gens ont peur du bonheur
Idéalisent le réalisme qui les effraie.
Cette chose est belle, celle-là est laide
Et alors quel mal y a-t-il à le dire?
Je suis un rebelle qui ne sait pas bien réfléchir.
Se rebeller contre le monde avant sa propre condition?
Oui, c'est facile si l'on ne fait que le rêver!
Dans rebelle, il y a "belle".
Comment trouverais-je les choses belles de mon monde pour les mettre en avant
Si je n'ai pas encore trouvé les miennes, et si elles ne sont pas exaltantes?
Dans rebelle il y a re.
Comment revenir belle (ou redevenir?) si je n'accepte pas mes laideurs, celles qui permettent aux autres de ce monde de m'identifier dans leur paysage intérieur?
Alors reviens?
Redeviens?
Ce que j'aime bien avouer aujourd'hui c'est que je reviens de loin
L'étoile inonde mes jours de sa lumière?
La nouvelle est bonne, fichtrement bonne. Simple, et puis austère: les mots ne servent plus à rien, je peux enfin en rire!
Renouvelle: qui va comprendre ce que j'ai écris?
Ce que j'aime bien faire souvent aujourd'hui, c'est rire du passé, parce que je peux enfin construire.
Et l'on construit toujours en s'amusant, non?


