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Pseudo: THE FREE DEAD POET OF ROCKCatégorie: Littérature, poésieDescription:
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Toute poésie est écrite pour être lu, mais toute poésie est composée pour être chantée. C'est peut-être parce qu'elle n'est pas chantée qu'elle perd toute sa richesse émotionelle. Enfin, l'art sert à se guérir, à soigner les trous de l'âme, en plus d'être un moyen libre de s'exprimer, et en plus d'être un moyen de cannaliser les perceptions que l'on a du monde auquel nous appartenons.

La poésie est la communication de l'intimité de chacun. Elle ne pourra jamais prétendre être autre chose que l'intimité émotionnelle d'une personne. C'est pourquoi elle n'a aucune valeur, si ce n'est l'enseignement qu'elle peut apporter à la personne qui la reçoit.

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Samedi 14 Avril 2007

Ce que j'aime bien faire souvent, c'est écrire ce qui me passe par la tête dans l'instant, sans chercher à comprendre forcément pourquoi tant de rîmes inondent mes sentiments.

Alors qui suis-je?

Qu'elle drôle de question tout de même, alors que je suis, c'est une évidence.

Ce que j'aime bien faire c'est boire un café pour arrêter le temps, l'accompagner d'une de ces sâles clopes dégueulasses et de réfléchir à ma place présente.

Alors que fais-je?

Quelle drôle de question quand même, alors que je créé, c'est une évidence!

 

 

 

 

 

 

j'ai toujours aidé les autres, essayé de les comprendre, se mettre à leur place, se faire happer dans leur vie misérable.

Moi aussi j'ai nourris les autres de ma vie misérable en leur disant de ne jamais faire les expériences mauvaises que j'ai faites

Alors quoi penser?

L'erreur fait partie de l'apprentissage, j'ai véhiculé assez de messages.

 

 

 

 

 

 

Le temps est à la révolution, et qu'ils se réveillent les sages pour porter le monde de leurs âges.

 

 

 

 

 

 

Je n'ai jamais prié le temps de m'apporter la douceur, la tendresse, ni l'amour qui me faisait défaut

Je n'ai jamais cru que l'on pouvait éprouver ce sentiment de bonheur qui nous remplis dans nos moindres heures

Je n'ai jamais crié mes malheurs autour de moi, parce que nous sommes des milliards à apprendre autour d'un café.

Je n'ai jamais prouvé mes valeurs, parce qu'elles n'avaient pas de sens commun, et ne se retrouvent que dans leur partage

Je n'ai jamais usé de mes ruses pour détourner l'attention de quelqu'un dans le but d'en tirer un profit particulier

Je n'ai jamais trouvé d'oiseau blessé que je n'ai pas soigné

Je n'ai jamais fais rien d'autre que de suivre mon étoile dans le ciel qui ma fait traverser montagnes et marais

Je n'ai jamais eu peur de personne d'autre que moi-même dans ma marche solitaire: se tromper de pas, se tromper de rythme, et perdre l'étoile...

Je suis un peu le sage, et puis le rebelle qui marche, traverse, et rencontre des anges et des démons qui le renseignent sur son chemin.

Beaucoup donner, c'est beaucoup perdre de soi-même,

On ne peut donner que si l'on a déjà:

Les richesses qui nous meuvent, et nous inspirent.

Mais il en est une qui n'a d'autre pareille que dans la plénitude

Mon esprit est plein

Je peux donner

Je peux recevoir

Et voir mon étoile illuminer le jour

A présent je peux choisir de me reposer la nuit

 

 

 

 

 

 

Cette sorte de complaisance dans l'instant est sympathique

Mais se complaire d'un instantané ne permet pas de voir la suite, et de vivre le film de façon durable

L'aspect photographique est comme une illusion

Sur la péllicule cinématographique, il y a toujours le raccord, la brûlure de cigarette, ça fait mal sur le coup, mais on peut voir la suite, et puis c'est épisodique.

 

 

 

 

 

 

L'impressionisme de ces mots ne permet pas de leur donner un sens particulier

 

 

 

 

 

 

Un peu de bleu, un peu de vert

Des couleurs calmes... L'azur, la mer...

Un peu de rouge, un peu de jaune

Font le contraste... la montagne, les astres...

 

 

 

 

 

 

Des mouvements, sortes de flashs

Caléidoscopiques se crashent

 

 

 

 

 

 

Un sourire, et c'est le drame

Un regard remplis de charme

Quelles sont tes armes?

La rame et la barque?

un radeau sous l'orage?

Quel paysage donner au fleurs que tu sèmes

Sur ton passage d'esthète?

 

 

 

 

 

Des lumières chastes chatoient ces murs vierges las

Les univers fusionnent, le temps et l'espace s'agrandis

S'embellit d'un horizon limpide, sous les mots intimes de leurs pas impies.

 

 

 

 

 

Ce que j'aime bien faire souvent, c'est écrire n'importe quoi, pour éviter de me prendre au sérieux

Evacuer le trop plein résiduel qui veut me porter de ses ailes

Pour retomber sur terre, oh oui, chère terre mère.

Ce que j'aime bien faire souvent, c'est déchirer ce tendre tissu au fond de moi,

Le tester pour voir s'il peut encore se reformer

Il m'étonne, car à chaque fois, le tissu est plus jolie, plus beau, éclatant, exaltant de joie

On sentirait presque la fragilité séduisante de la soie dans cette matière renaissante.

 

 

 

 

 

Ce que j'aime bien faire souvent, c'est rêver les choses par peur de les affronter

Une fuite en avant qui me sied comme un gant

Beaucoup de gens ont peur du bonheur

Idéalisent le réalisme qui les effraie.

Cette chose est belle, celle-là est laide

Et alors quel mal y a-t-il à le dire?

 

 

 

 

 

 

Je suis un rebelle qui ne sait pas bien réfléchir.

Se rebeller contre le monde avant sa propre condition?

Oui, c'est facile si l'on ne fait que le rêver!

 

 

 

 

 

 

Dans rebelle, il y a "belle".

Comment trouverais-je les choses belles de mon monde pour les mettre en avant

Si je n'ai pas encore trouvé les miennes, et si elles ne sont pas exaltantes?

 

 

 

 

 

 

Dans rebelle il y a re.

Comment revenir belle (ou redevenir?) si je n'accepte pas mes laideurs, celles qui permettent aux autres de ce monde de m'identifier dans leur paysage intérieur?

 

 

 

 

 

 

Alors reviens?

Redeviens?

 

 

 

 

 

 

Ce que j'aime bien avouer aujourd'hui c'est que je reviens de loin

L'étoile inonde mes jours de sa lumière?

La nouvelle est bonne, fichtrement bonne. Simple, et puis austère: les mots ne servent plus à rien, je peux enfin en rire!

Renouvelle: qui va comprendre ce que j'ai écris?

 

 

 

 

 

 

Ce que j'aime bien faire souvent aujourd'hui, c'est rire du passé, parce que je peux enfin construire.

Et l'on construit toujours en s'amusant, non?

publié par THE FREE DEAD POET OF ROCK dans: POEMS
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