Avant de partir j'aimerais le taguer en gros sur tous les murs Un mot qui ressemble à cette vieille biture si gros, si propre Qu'il résonne comme les échos d'un vieux chewing gum Fatigué sans axiome, sans aucune véléité un peu oui comme La liberté qui fait et fera toujours vibrer les hommes Avant de partir j'aimerais apprendre à le quitter Pour mieux le rencontrer dans son intégralité Ne jamais oh grand jamais le prononcer Car il est comme le doux nom de la liberté Derrière lui résonne des années de souffrance Le prix du sang sur les lèvres de celui qui l'a prononcé Avant de partir j'aimerais bien oublier Les années qui sont passées, et les amis rencontrés Pour un petit bout de paix, ou de liberté Je ne sais plus ce que signifie que rêver Toujours est-il que ce mot est le seul à conserver En partant, si loin, qu'il puisse me porter Comme l'été apporte le soleil aux âmes égarées. Avant de partit j'aimerais jeter un peu de honte Sur tes actions jetées dans cet abandon Dans cette bouteille à la mer dont tu sais si bien Te débarrasser. Oui je parle de moi, au sang défiguré Me débarasser de toi n'est pas une affaire mince! Une fois parti j'aimerais ne plus avoir à te rencontrer Que tu n'entraves plus mes pas dans ma liberté De continuer encore à t'imaginer quelque part Car je sais, que le voyage ne s'arrêtera pas Une fois partis je te laisserais Comme mon dernier soupir Une fois parti je suivrais mon guide Celui qui me porte, et vibre Cette chose que l'on ne prononce pas
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